Première rencontre

J’étudiais aux États-Unis le temps d’une session d’échange dans le cadre de mon baccalauréat. C’était l’automne 2013. Une saison maussade, autant en dedans que dehors. Je venais de me faire laisser par mon chum du temps. La distance avait éteint notre feu de paille. Une autre avait pris ma place – il avait troqué, moi, sa Ferrari, contre une Toyota Corolla. Au même moment de vivre cet échec, je terminais dans les semi-finalistes d’un concours de mannequinat auquel je participais avec la chaîne Addition Elle. Ayant cumulé un grand nombre de votes sur Facebook, j’étais la seule Québécoise sur 4500 candidates nord-américaines à atteindre le classement (je ne le savais pas à ce moment, mais ce concours allait changer ma vie).

Bizarrement, j’étais prise entre deux événements qui m’imprégnaient d’un éventail d’émotions très distinctes. Je vivais la grande fierté d’avoir représenté, l’instant d’un moment, les femmes rondes dans un concours puisque ce dernier concluait une année personnelle forte en émotions, marquée par les régimes draconiens, l’hyperphagie boulimique pis une thérapie intense. Inversement, j’étais rongée par la peine d’amour, la tristesse, la mélancolie. L’amour m’avait détruit.

C’était l’automne à Edwardsville, Illinois. Les feuilles tombaient. Mon coeur saignait. Ma vulnérabilité, à vif.

Facebook. Ce 6 novembre, je venais de le passer à vider mes glandes lacrymales. J’avais mal à mon amour. Je devais me sentir heureuse pourtant faisant la manchette de plusieurs médias locaux. Mais ce concours n’était pas assez réconfortant pour effacer mon coeur émietté. Cette journée-là, j’ai reçu une demande d’ami Facebook bien particulière accompagnée d’un message:

Hello Joelle, Je veux seulement dire que j’ai voté pour toi dans le concours et que j’espère que tu gagnes. Mon nom est Simon j’ai 32 ans et je suis un joueur de poker professionnel de Chicago. Ma sœur qui est taille plus m’a montré ce concours et j’ai remarqué ta vidéo. Tu es incroyablement belle et tu as une impressionnante personnalité effervescente. J’espère vraiment que tu gagnes.

Je l’ai remercié. C’est ainsi que naturellement nous avons commencé à discuter. Tout de suite, ça a cliqué entre nous deux.

Au fil des conversations, je découvrais un homme intéressant. Il avait un pied à terre à Chicago. Il était beau. Grand. Charismatique. Intelligemment supérieur à la moyenne. Diplômé de la prestigieuse Sloan School of Management du MIT. Ses épaules appelaient le réconfort. Moitié Américain, demi-Vénézuélien. Un teint de soleil.

Sa vie, il la passait entre deux casinos. Sa vie, c’était de jouer au poker professionnellement. Las Vegas, Atlantic City, Bahamas. Puis aussi Montréal. Il cumulait les chambres d’hôtel de luxe, les grands restaurants. Ce n’était pas à dire. Il était un high-achiever. Tout ce dont une Ferrari comme moi avait rêvé. 

Peu à peu, nos conversations quotidiennes ont détourné mon attention du mal d’amour que je vivais. À travers ses yeux, je me trouvais belle. Il me complimentait d’une sincérité déconcertante. Il me confiait qu’il adorait les femmes rondes, et par le fait même, il était fou de mon apparence. Ce concours de mannequinat lui avait permis de découvrir mon existence. Il en était reconnaissant. Mes courbes représentaient pour lui la douceur et la féminité. Peu d’hommes, avec, en bonus, une telle prestance, m’ont approché en assumant leur préférence pour les silhouettes comme la mienne. Parce que souvent, il faut se le dire, les courbes sont marginalisées. Elles font rêver en silence. Simon savait comment utiliser cette corde sensible des femmes rejetées de l’amour pour leur renvoyer une image désirable d’elles-mêmes.

J’étais sous le charme. Rarement, je m’étais sentie aussi sexy, belle, en puissance de ses moyens. Curieusement, même si je ne me l’avais jamais vu, je me sentais en sécurité émotionnellement, puis aussi comprise. Les feuilles tombaient à Edwardsville, Illinois. Pourtant, mon coeur était de printemps. Me diriez-vous que c’était trop tôt, que Simon était un rebound. Peut-être. Mais du haut de mes 24 ans, je n’avais pas la maturité pour me projeter émotionnellement deux coups d’avance comme je pourrais le faire aujourd’hui. Je vivais à tâtons, vivais de mon coeur et mes intuitions. 

Depuis la première fois que je t’ai parlé au téléphone et entendu ta voix, je me suis senti incroyablement attiré par toi. Tu as une âme amusante et libre. Tu es vraiment intelligente et a le sens de l’humour. Je te promets, j’ai rencontré plusieurs filles jusqu’à maintenant, tu es vraiment spéciale.

Tous les deux intellectuels, c’était évident que nos interactions étaient stimulantes. On se parlait souvent sur Facetime. Nous partagions l’ouverture sur le monde, étions polyglottes. Lui cartésien, moi artiste. Je l’admirais pour son intelligence mathématique. Lui, pour mes qualités humaines. 

 

Attends une minute : tu as d’incroyables courbes, belle à en perdre la tête, parle 4 langues et as fait du travail humanitaire ? Existes-tu pour vrai ou quoi lol ?.

Au fil des semaines, il était devenu évident que nous devions nous rencontrer. Il me parlait souvent de cette étincelle spéciale qu’il avait pour moi, à quel point ma beauté pouvait le déconcentrer dans ses importantes parties de poker (il avait les mots!). Simon s’était immiscé insidieusement dans mon quotidien, au fait de toutes mes pensées. Simon était devenu mon refuge. 

Cette semaine-là, il complétait un tournoi de poker à l’immense casino Borgata, à Atlantic City. Il m’invitait à le rejoindre pour le week-end. Il était clair ; je n’avais pas à me soucier de mon maigre revenu d’étudiante – toutes mes dépenses seraient couvertes, transport en avion inclus. Il faut savoir que j’ai beaucoup hésité à accepter l’offre. Tous les scénarios possibles m’étaient passés par la tête. Et s’il voulait voler mes reins? Et si je me réveillais dans un bain de glace? Ou bien prise dans un réseau de trafic HUMAIN?

Autrement, je ne voulais surtout pas paraître d’une profiteuse. Je me tiens bien loin de cette image de la gold digger. Simon était riche, mais moi, c’est son coeur que je voyais. Malgré tout, et après plusieurs discussions, j’ai fini par accepter l’offre. Je voulais vraiment le rencontrer et lui voulait aussi me voir. En moins de deux, mon billet d’avion était acheté. Je partais un vendredi.

Chemin faisant et ayant cumulé multiples imprévus aéroportuaires qui m’ont finalement fait raté le vol initial (signe du destin ?), je suis finalement atterrie à Atlantic City, le samedi. Une limousine m’y attendait. Mon chauffeur aussi. Quarante minutes de jetsetitute me séparaient maintenant de Simon. 

J’étais impressionnée par l’ampleur de l’endroit. C’était glamour et classy. Ça avait de quoi me charmer pour une première rencontre. Je me suis enregistrée à la réception. J’étais rassurée; mon nom est inscrit au registre des visiteurs. Je me suis dirigée vers la suite. D’une main tremblotante, j’ai cogné à sa porte. Il m’a ouvert. Il était mieux que tout ce dont je pouvais imaginer. 

Nous avons passé 24 heures ensemble à faire connaissance l’un et l’autre en profitant des installations luxueuses de l’hôtel. Jamais ne n’oublierai. 

Je suis repartie le dimanche ne sachant pas à quoi m’attendre pour la suite…

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Les feuilles ont maintenant fait place à la neige. Ma session d’échange aux États-Unis a pris fin. Je revenais chez moi, à Québec. Simon et moi parlions de temps à autre. Il me promettait de m’inviter à Las Vegas, le mois prochain. Il mourrait d’envie de vivre cet endroit avec moi. 

Puis, un jour, c’était en décembre, j’ai reçu un message. Simon m’avisait qu’il devait me supprimer de Facebook. La raison me paraissait bien … spéciale : Il était inscrit dans un des tournois de poker les plus importants de sa carrière, puis, pour bien performer, avait besoin de mettre sur pause les distractions de sa vie dont je faisais partie. Je ne devais pas m’inquiéter, m’avait-il dit, il m’enverrait une demande d’amitié quelques jours plus tard. J’étais confuse. C’était une explication des plus irréalistes…. Elle me laissait sur ma faim. 

Malgré ses promesses, on s’est perdus de vu. Deux ans. 

Deuxième rencontre

Novembre 2015. Maintenant devenue mannequin professionnelle (grâce bien sûr au concours Addition Elle!), je courais les castings, bien motivée à me dénicher un contrat payant. À tout hasard, je suis tombée sur une publication qui a attiré mon attention, sur Instagram. Une boutique américaine connue pour ses vêtements tailles plus organisait un casting à Chicago, le week-end prochain. On y cherchait la nouvelle égérie pour la collection. J’ai tout de suite répondu à l’appel. Chicago, me voilà!

Bien entendu, il m’était impossible de penser à La ville des vents sans repenser à l’homme qui y vivait… Simon. Je repensais à lui de temps à autre de manière plus mature et réfléchie qu’auparavant. Je m’étais reconstruite de ma peine d’amour, deux ans plus tôt. Je ressentais une curiosité de savoir ce que Simon était devenu. Sur un coup de tête, j’ai décidé de lui annoncer ma visite dans sa région. Il n’était, bien entendu, pas chez lui mais m’invitait à le visiter dans un Horseshoe Casino Hammond où il était pour un énième tournoi. Il m’invitait à y passer la nuit avec lui. Je sentais qu’il était content de reprendre contact avec moi. Les compliments fusaient de toute part. Ah! Il avait le don de me faire sentir si spéciale… 

Je l’ai vu. On s’est revus. Comme si ces deux années n’avaient été que deux heures. C’était clair. La complicité n’avait pas changé. Il refusait toutefois de m’ajouter de nouveau sur Facebook. Les excuses, il les sortait toutes: «Je ne l’utilise pas», «J’aime pas ce média social», blablabla… Mon intuition clignotait. Pis quand la lumière clignote, c’est l’bon Dieu qui chuchote, comme dirait Pellerin. Simon m’a annoncé que maintenant, il avait changé son pied à terre. Il vivait à Boston.

Je suis partie, le lendemain au casting sans savoir ce qui m’attendait…

Troisième rencontre

Janvier 2016. Deux mois plus tard. Une grande nouvelle s’annonçait pour moi: j’étais recrutée comme stagiaire pour le gouvernement du Québec à Boston. Je devais y passer trois mois. Je voyais cette expérience comme un tournant dans ma carrière. L’organisation avait reçu près d’une centaine de curriculum vitae. C’était moi qui avais été choisie pour un poste d’attachée aux affaires publiques et communications. La vie apporte sur son chemin une série de hasards. J’ignore encore pourquoi, mais le destin me mettait de nouveau sur la route de Simon lui aussi nouvellement habitant de Boston. Bien heureuse que la vie fasse si bien les choses, je lui ai annoncé que je passerais les trois prochains mois dans sa ville. Il n’était aussi emballé que je l’aurais imaginé. Cette lumière qui clignotait en moi en novembre s’était intensifiée. Qu’avait-il a me cacher?

Première journée dans ma nouvelle ville. Je venais de quitter ma vie à Québec. J’avais cédé mon bail, vendu mes meubles. Je ressentais un vent de nouveauté, de fraicheur. La vie était devant moi! J’ai contacté Simon. Comme première activité officielle, il m’invitait à un cours de…. yoga. Original. Pourquoi pas. Cours étant terminé, il devait disparaître rapidement, prétextant devoir mettre à jour ses livres comptables, chez lui. Un petit bec. Pas d’invitation. 

Tout au long de mon séjour à Boston, Simon me textait de temps en temps. Jamais plus que deux fois par semaine. Jamais pour m’inviter à une quelconque activité. Entre temps, faisant fi de son manque d’initiative, je rencontrais de mon côté un Bostonnais avec qui je développais plus d’affinités. Étant à l’affut de ma story Snapchat, Simon s’est aperçu bien rapidement qu’un nouvel homme prenait une place dans ma vie. Après plus de trois ans de célibat, il était bien temps que je rencontre quelqu’un! C’est bien ce qu’il fallait pour faire réagir Simon. Il m’a appelé. Son ego se confondait en excuses. La pokerstar avait mal joué ses cartes. Il a même eu l’audace de m’inviter cette fois à passer une nuit dans un casino du Connecticut, pour régler les choses (jamais chez lui, t’sais). Au fond, il m’aimait. Sa négligence à mon endroit lui avait fait perdre sa précieuse. Il voulait rester dans ma vie. Il voulait revenir en arrière. Trop peu trop tard. J’avais le coeur ailleurs. 

En lisant ces lignes, vous voyez bien comment cette histoire pourrait se terminer. Les gestes sont évidents, maladroits, prévisibles. On pourrait clairement écrire la fin sans savoir la suite. Comprenez-moi. J’avais le nez collé à la situation. Je doutais de moi, je doutais de mon intuition. Je me disais que les circonstances de la vie faisaient en sorte que nous ne pouvions jamais pousser notre relation plus loin. Elle a le dos large, cette vie. 

Le grand dévoilement

Il ne restait que quelques jours à mon stage à Boston. C’était en avril. Le Bostonnais et moi avions décidé de terminer la relation avant mon retour au Québec. Je quittais la ville le dimanche. Nous étions un vendredi. À tout hasard, j’ai reçu un message de Simon. Il s’ennuyait de moi et espérait de mes nouvelles. Il m’invitait donc à une partie des Red Sox le lendemain, samedi, la veille de mon départ, avec lui et son ami. Enfin, j’allais pouvoir voir Simon dans un environnement «normal», le voir interagir, loin des flaflas et du mode de vie jetset qui me proposait à chaque fois. J’ai même poussé l’audace en lui offrant de terminer la soirée chez lui, après le match. Je voulais voir son environnement, sa vraie personne. Ça me semblait un bon scénario. «On verra, peut-être», m’avait-il répondu.

Bien entendu, je n’ai jamais assisté à ce tournoi de baseball. Il n’y avait plus de billets dans sa section. En fait, c’est ce qu’il m’avait annoncé le jour même. Même que, le soir venu, il devait annuler notre soirée. Sa soeur, semblait-il, l’avait joint pour une urgence. Simon me promet que pour se racheter, il m’inviterait à Las Vegas en juillet. 

J’en avais assez de ces invitations qui ne voulaient rien dire pour moi. Ma lumière ne clignotait plus. Elle brillait rouge vif. 

Le lendemain, dimanche, je repartais pour Québec en avion. Pour tuer le temps d’attente à l’aéroport, j’ai décidé de mener mon enquête. J’avais comme mission de trouver la pièce du puzzle qui me manquait. Cet homme ne me disait pas la vérité, c’était évident. Je me lançais donc dans les recherches sur Google. Comme Simon est connu dans son milieu, plein d’informations sur lui sont disponibles à son propos. Je portais mon attention sur tous les détails le mentionnant. Enfin, je suis tombée sur sa biographie. On y faisait mention d’une certaine Alex. Alex comme dans «Alex la femme de Simon». Découragée par mes résultats troublants, j’ai poursuivi mes recherches. 

Avec le nom de sa femme en ma possession, j’ai découvert, toujours sur Google, un acte de mariage datant de 2011 liant Simon et Alex. Cette Alex en question était une éminente chercheure, aussi graduée du MIT. C’était évident. Je n’avais rien pour me comparer à ses diplômes et mentions. Ça m’a frappé. C’était moi, maintenant, la Toyota Corolla. 

Mes recherches s’étaient terminées sur Facebook en trouvant le profil de cette femme. Enfin, je n’étais pas certaine que c’était elle. La photo de profil était celle d’un bébé. J’ai cliqué. J’ai découvert l’horreur. Simon était identifié sur la photo. J’avais maintenant la preuve sous les yeux. Ça m’a frappé de plein fouet. Simon avait non seulement une femme, mais aussi un enfant né presque trois ans plus tôt. J’étais sous le choc. J’avais un haut-le-coeur. Comment avais-je pu être aussi naïve? Je crois qu’à ce moment, mon souffle s’est arrêté. Tout était clair. Les morceaux se sont placés dans ma tête d’une façon évidente. Je venais de comprendre sa peur de Facebook, celle de me rencontrer chez lui ou devant ses amis. Tout concordait. Il m’avait toujours menti.

Bien entendu, prise de colère, j’ai envoyé le résultat de mes recherches au principal (dés)intéressé. Il était au pied du mur. Jamais il ne m’a répondu. 

Quinte Flush Royale

2017. Presque un an plus tard après cette mésaventure, je repassais les événements dans ma tête. J’avais maintenant tout le recul nécessaire pour percevoir la situation comme elle était réellement. Comme j’avais été naïve! Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais j’étais curieuse de voir qu’est-ce que ce tricheur était devenu. Sur Twitter, Simon faisait l’annonce qu’il était de passage à Montréal pour un tournoi de poker pour le week-end. Quel hasard ! C’était à deux heures de chez moi… Il était dans mon pays ! Au fil des minutes, je m’apercevais que nous avions un contact en commun, Catherine. De Montréal. L’alarme sonnait. Cette femme, je ne la connaissais pas beaucoup. J’ai décidé tout de même de prendre contact avec cette dernière. Je voulais être certaine que mon intuition me trompait….

J’ai demandé à Catherine si elle connaissait personnellement Simon. Elle m’a confirmé le pire. Simon et elle se fréquentaient. Sans plus attendre, je lui ai révélé le résultat de mes découvertes, un an plus tôt. Pas question qu’une autre se fasse prendre dans les jougs d’un manipulateur! C’était l’hécatombe. La panique. Je venais de lui donner le morceau du puzzle qui lui manquait. Elle aussi cumulait des doutes depuis un moment. Elle aussi ne comprenait en rien les agissements de Simon. 

J’étais dégoutée. Pourquoi faire tant de mal autour de soi? Quelle manipulation! Je ne resterai pas passive, cette fois!

De connivence avec la nouvelle piégée, j’ai décidé de contacter Simon comme si de rien n’était. Un plan murissait. 

J’ai menti à Simon lui prétextant être à Montréal pour un shooting et que j’aurais aimé le revoir. Bien entendu, j’étais confortablement assise chez moi, à Québec. Tout ceci n’était que du bluff. Simon me disait avoir un appartement avec un ami à Montréal, le temps de son tournoi. 

Il m’a alors proposé de louer une chambre d’hôtel, question d’être tranquille lui et moi. J’ai accepté. Je voulais la suite, avec le spa. C’était maintenant moi qui tirais les ficelles de son jeu. Même cette pokerstar ne se doutait pas du bluff qui se tramait autour de lui. Le lieu de rencontre était organisé. Je devais le rejoindre dans sa chambre à 19h. 

Je n’ai jamais revu Simon, parce que devinez qui s’est pointée à ma place?

Catherine. 

Quinte Flush Royale. J’avais pour la première fois, la main gagnante. 

Simon a bafoué quelques mots. Pour la première fois, il n’a pas trouvé les mots.

Joëlle Vaillancourt

Joëlle Vaillancourt

Blogueuse et rédactrice en chef

Joëlle a un caractère jovial. Son grand rire franc s’exclame souvent de manière impromptue. Gare à vous si vous lui piquez une jasette! Une curiosité singulière l’habite et la pousse à poser beeeeeaaaaucoup de questions. Aucun détail ne lui échappe! 

Grande rêveuse à première vue, ses pensées sont occupées à réfléchir à propos de l’humain. Certains disent qu’elle aurait peut-être dû étudier en psycho ou en sociologie. Joëlle se donne comme grande mission de prouver que beauté rime avec épanouissement et que confiance en soi avec émancipation. Parcourir le monde et découvrir ses cultures mythiques, sa nature luxuriante ou ses recoins cachés est un objectif que caresse cette aventurière qui n’a jamais peur de voir trop grand, dans sa vie comme dans ses rêves!

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