Des fois je me dis que j’ai peur d’oser des choses.

De sortir de ma routine, d’essayer des trucs nouveaux pis extravagants.

J’suis pas, ou plutôt plus, du genre à me pitcher dans le vide sans savoir à quoi m’attendre.

Un saut en parachute? C’est clair que je shit my pants.

Un voyage backpack dans l’fin fond de l’Asie, le paradis des allergènes? Je prédis une perte de connaissance directe à l’aéroport.

J’ai pas toujours été de même, par exemple.

J’aime bien faire à manger.

J’aime faire à manger depuis que je suis petite.

Je n’aime pas tant les desserts.

Alors quand je cuisine des desserts, je ne les goûte pratiquement jamais. (Sauf la tarte à la ganache et à la framboise de Ricardo!!!!)

J’devais avoir à peu près 12 ans. Toute seule à la maison avec une amie, on était pleines de bonne volonté. On s’est mise à éplucher les livres de cuisine de ma mère et on a jeté notre dévolu sur des bonbons aux patates.

Facile, qu’on s’est dit. Trois ingrédients. Le même nombre d’ingrédients que son nom.

J’en avais jamais mangés de ma vie.

J’aime pas le beurre de peanut.

Aucune indication de quantité dans la recette.

Mais facile… trois ingrédients. (Voir ici un bel exemple de wilditude)

Comme on a un instinct d’enfer, on épluche quatre ou cinq patate qu’on garoche dans un chaudron d’eau bouillante.

On pile les patates bouillies en bonne et due forme : beurre, sel poivre au rendez-vous.

On ajoute à ça trois ou quatre pelletées de beurre de peanut, jusqu’à ce que le mélange soit assez solide pour en faire des petites boulettes (bonbon style), boulettes qu’on a ensuite saupoudrées de sucre en poudre.

On était bien fières de notre réussite culinaire, mais pas vraiment game d’y goûter. Ça fait qu’on a attendu mes parents.

Dès qu’ils ont mis les pieds dans la maison, on les a accueillis avec une belle platée de bonbons douteux. Ma mère était pas super enthousiasmée du résultat mais elle a osé y gouter, contrairement à mon père, qui l’a regardé se sacrifié.

À sa face, je peux te dire que ça goutait la merde.

Mais écoute, au moins on a essayé.

J’sais bien que c’est pas super extravagant comme anecdote. J’ai juste presque empoisonné ma mère avec une fausse confiserie que je m’étais crinquée à faire avec une amie qui était dans la mère bulle de ‘«soyons wild et cuisinons quelques chose qu’on connait fuck all malgré nos modestes douze chandelles».

J’suis de bonne heure dans les résolutions. Mais disons que pour 2017, je me souhaite un peu de défi.

J’irai pas jusqu’à m’hypothéquer pour partir dans des contrées lointaines.

J’ai pas l’intention non plus de m’entrainer pour courir un demi-marathon.

Je dirais pas non à un défi gestationnel, par exemple…

Et vous, quels genre de défi êtes-vous prêts à vous lancer pour 2017?

 

 

Cynthia Simard Poirier

Cynthia Simard Poirier

Blogueuse

Cynthia est une jeune femme œuvrant dans le domaine environnemental. Elle est le genre de fille un peu dingo prête à sa taper un BACC en chimie juste pour se prouver qu’elle en est capable. Elle parle souvent de son chat et vendrait son âme pour du Gelato au caramel fleur de sel. Ou du popcorn. Ou des cornichons frits.

Ses vêtements de prédilection sont les pyjamas, mais des fois elle est féminine et porte de beaux vêtements. Elle deal quotidiennement avec le fait que ses émotions sont le reflet de son environnement. Elle se rend tranquillement compte que plus elle gagne en âge, plus elle est à l’aise dans son corps pro du yoyo. 

Instigatrice du blogue La fille cynique, elle souhaite que les humains s’acceptent tel qu’ils sont et que l’image qu’ils voient d’eux-mêmes dans le miroir en soit une de positive.

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