J’aimerais tant pouvoir manger mon brownies. Tous les matins, Un brownies à moi qui serait présent devant moi et qui me réconforterait. Me donnerait la force, la joie et la paix. Pour des siècles et des siècles.

Et bien non. Ce moment de bonheur ne dure qu’un très court laps de temps…

Une addiction. Une vraie. Ce désir que ton corps a besoin. Ce désir que ta tête dit à ton corps qu’il en a besoin. Ce foutu désir que tes patterns ordonnent à ta tête de dire à ton corps qu’il en a besoin pour se sentir vivre. Cette idée sans fin du Brownies Divin. Avec sa crème glacée fondante. Et son coulis chaud qui fait tourner les yeux au Nirvana.

Pourquoi avoir tant envie de ce brownies? Pour combler. Combler le vide dans mon esprit. Ce besoin de remplir un endroit en moi qui n’est jamais assez plein. Un trou sans fond qui ne demande qu’à déborder pour ne plus sentir ce vide.

Et vient le moment où tu cèdes. C’est plus fort que toi…

Tu es content lors du moment. Tu te dis que c’est l’exception. C’est le dernier. Juste un autre dernier brownies avant que… avant que je ne mange plus du tout de brownies?

Et puis vient la retombée de tes actes. Les beaux remords. Ceux qui t’autodétruisent. Qui dit que tu mérites tes échecs. Que tu es plus faible que tous les autres et que tu n’iras nulle part… Tu te regardes dans le miroir… tu vois l’horreur. Tu te dis que personne jamais ne t’aimeras tellement tu es laid et que tu es un gros plein de brownies. Toutes ses insultes faites à toi-même. Qui laisse des traces… des traces qui laissent un vide à combler… avec un brownies…

C’est n’importe quoi. C’est une roue qui tourne sans fin. Une roue qui accélère elle-même au lieu de ralentir. Toutes ces années de privation et d’échecs… vouloir y arriver et ne jamais atteindre l’objectif. Mais quel objectif? L’objectif de la perfection? Être enfin comme tout le monde pour être ENFIN accepté et AIMÉ comme je le mérite?

Ce vide doit d’abord être comblé par de l’amour certes. Mais pas n’importe lequel. De l’amour pour soi-même. Apprendre à s’aimer. Personne ne répétera jamais ses mots assez souvent. C’est la clé de tout.

S’aimer d’abord. Se respecter dans nos choix et nos différences. C’est la première étape. C’est la plus importante. Pour moi, l’addiction du brownies s’est calmée, mais elle est toujours là. Il faut apprendre à vivre avec. C’est difficile, mais réalisable. Apprendre à trouver le juste milieu entre se priver de tout et s’empiffrer Ad vitam aeternam. Trouver notre équilibre personnel.

Apprendre à savoir si notre envie de brownies se manifeste à cause du vide… ou bien juste parce qu’on aime ça les brownies et qu’on a bien le droit dans manger une fois de temps en temps! 🙂 <3

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Ce billet a été écrit dans le cadre de la semaine «Le poids ? Sans commentaire !» initiée par l’organisme Équilibre, du 7 au 11 novembre 2016. 

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Stéphane Prévost Dallaire

Stéphane Prévost Dallaire

Blogueur

Stéphane est une épice très sucrée, presqu’autant que le verre de rosé qu’il prend plaisir à consommer entre amis. Artiste dans l’âme, il aime utiliser la mode pour s’exprimer et surtout pour s’amuser! En fait, « avoir du fun » est la chose qu’il aime le plus dans la vie. Chaque occasion est bonne pour rire!

Son temps est occupé à découvrir des nouvelles choses et dépasser ses limites. De nature très sociale, il adore aller à l’encontre de l’autre, et surtout les comprendre. Stéphane met de la couleur dans la vie des gens – c’est bien ce que ses amis vous diront de lui! 

Selon lui, la vraie beauté est celle qui se reflète lorsque nous sommes fidèles à la meilleure version nous-même. 

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